La cinémathèque française

par François Legay 8 Février 2014, 14:42 Ciné

La cinémathèque française

Si vous aimez le moment où les sept mercenaires reviennent dans le village Mexicain pour le combat final contre Calvera…

Si vous savourez principalement le passage ou le jeune Antoine Doinel répond aux questions de l’assistante sociale de la maison de redressement dans « Les 400 coups » de François Truffaut…

Si vous ne pouvez pas quitter un écran des yeux quand Chaplin/Charlot l’occupe…

Si vous aimez tout simplement partir en voyage sans quitter votre siège, vous évader du quotidien, rire, pleurer, frissonner, fredonner, frémir, croire que vos mensurations sont parfaites pour revêtir le smoking de James Bond, ou si vous rêvez de vous trouver sous la bouche d’aération du métro au moment où la jupe de Marilyn se soulève dans « Sept ans de réflexion », c’est manifestement que vous êtes atteint du même mal que moi : vous aimez le cinéma.

Dans ce cas je ne saurais vous conseiller un autre remède que celui de fréquenter la Cinémathèque Française.

Ce ne guérit pas, mais ça soulage un peu quand même.

Et pas besoin d’être diagnostiqué cinéphilique aigu pour y être admis.

Il suffit que vous ressentiez un plaisir évident à mater un bon film de temps en temps et vous pouvez franchir le seuil de l’établissement sans rougir.

Croyez-moi, le septième Art (choum) peut être la maladie de tout un chacun.

Évidemment, quelques intellos aux slips en berne par abandon du gardien devant le néant vous diront le contraire… Ne les écoutez pas.

Un intello, qu’est-ce que ça comprend ?

Parfois ça ne reconnaît même pas sa propre connerie !

Ces gens-là, même s’ils fréquentent le lieu, ils souffrent d’autre chose.

Bien sûr ils vont monopoliser le DVD de « Hiroshima mon amour » ou s’exprimer sans retenue au cours d’une exposition sur l’influence de la Chine Maoïste dans le cinéma syndicaliste des années 50 coproduit par la Ruhr et le bassin minier lorrain…

Mais bon, pas de quoi vous inquiéter. Ils ne sont pas contagieux. Et puis on les repère de tellement loin !

Non, moi, si je vous parle de la Cinémathèque c’est surtout parce qu’à l’heure actuelle (au quatrième top il sera « bip ») c’est quand même sacrément rare d’avoir accès à beaucoup pour relativement peu (de pognon).

Bon, natürlich y a un engagement… Mais imaginez que pour un prélèvement mensuel de 10 euros (19,80 le premier mois because les frais de dossier) sur 11 mois (la Cinémathèque est fermée en août) vous pouvez vous pointer là-bas tous les jours (sauf le mardi qu’est fermada) et avoir la possibilité de faire une multitude de chose.

C'est-à-dire :

  • Visiter autant de fois que vous le voulez le musée du cinéma. Ce qui ravira principalement les amoureux de l’évolution du cinématographe point de vue caméras et objectifs et cultivera les curieux du fondateur de l’endroit, c'est-à-dire le dénommé Henri Langlois. Autrement dit ne vous attendez pas à vous trouver pris au piège entre le flingue de Bogart et les oiseaux de Sir Alfred himself mais à comprendre comment on en est arrivé là.
  • Accéder à toutes les expositions proposées. Et le renouvellement est fréquent.
  • Assister aux projections des films, qu’ils soient anciens ou d’aujourd’hui (si, si, y en a), français ou du reste du monde. Y en a pour tous les publics et pour tous les goûts (même des projections pour les enfants le mercredi après-midi et le dimanche).
  • Assister aux rétrospectives (actuellement, et jusqu’au 23 Février, c’est le réalisateur Henry Hataway qui a le droit à son hommage. Je vous conseille au passage « Le carrefour de la mort » avec Richard Widmark, « Cent dollars pour un shérif » (« True grit » version originale) avec Mister John Wayne et l’absolument merveilleux « Nevada Smith » avec Steve McQueen au sommet de sa gloire).
  • Consulter des archives, des scénarios, des ouvrages, des biographies.
  • Regarder des films en DVD ou VHS dans la Vidéothèque conçue à cet effet. Et croyez-moi, y a du choix !

Avouez que quand même, faudrait être sacrément mal disposé pour s’ennuyer dans un endroit pareil, non ?

Alors ? Qu’est-ce que vous attendez pour vous faire soigner ?

La cinémathèque française

La Cinémathèque française

51 rue de Bercy 75012 Paris

La cinémathèque française

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