Les rencontres de la semaine

par Chauffe Marcel 30 Juin 2014, 10:00 Rencontres

Les rencontres de la semaine

Mardi 1er Juillet:

Institut national d'histoire de l'art:

12h : Projection Boris Vian, l’ingénieux ingénieur.

Ce film retrace la formation de Boris Vian à l’École Centrale de 1939 à 1942, son passage à l’Association française de Normalisation-AFNOR, la création en 1947-48 du Club Saint-Germain dans les caves de la Société d’Encouragement pour l’Industrie nationale, et la façon dont il en a fait la matière de ses premiers romans comme L’Écume des jours et L’Automne à Pékin.

Le film s’appuie, en particulier, sur le témoignage de deux de ses anciens camarades Jean Lhespitaou et Alfred Jabès, de Nicole Bertolt (Cohérie Boris Vian), d’Anne Mary (Bibliothèque nationale de France) et de Daniel Blouin (Société d’Encouragement).
Auditorium de la Galerie Colbert
entrée libre

Les rencontres de la semaine

Jeu de Paume

18h : « Devenir dans l’instant. Le temps du geste » :

Cette dernière séance s’inspire de l’œuvre vidéo d’Oscar Muñoz Fundido a blanco, intime portrait vivant dans lequel l’artiste a filmé son père en plan fixe tandis que l’on voit apparaître puis s’évanouir le reflet d’une photographie de sa mère sur la fenêtre. Pendant sept minutes et quarante secondes, la caméra capte sans bouger les deux visages : le père essaye de rester immobile, comme s’il se faisait photographier, et s’efforce de vaincre le sommeil. Pendant quelques minutes, sa vie restera gravée dans le temps sans qu’aucun instant n’en soit privilégié.
Le titre de l’exposition d’Oscar Muñoz, "Protographies", fait référence au moment qui précède la fixation de l’image. Son œuvre cherche à décomposer l’instant et développer les images dans le temps. Devenir dans l’instant évoque le moment de l’invention de la photographie, avant l’instantané où, comme l’écrit Walter Benjamin, le modèle photographié, immobile face à l’appareil, grandissait pour ainsi dire pendant le temps d’exposition, en totale contradiction avec l’image pétrifiée de la photographie, dépourvue de durée.
C’est l’occasion de confronter trois films qui, sans le savoir, se font écho, conversent en silence. Une sélection de Screen Tests d’Andy Warhol et un extrait de Cinématon de Gérard Courant précèdera la projection de Galaxie de Gregory J. Markopoulos, montré pour la première fois en France. Des dizaines de portraits qui nous envoient leur souffle à travers l’écran, qui clignent des yeux pendant qu’on cligne des nôtres, dans et à travers le temps. Warhol, Courant et Markopoulos mettent en place un dispositif très similaire consistant à laisser le modèle exister librement face à la caméra pendant un temps donné, pour capturer son identité, l’expérience réelle de la vie. La caméra, immobile, capte les gestes de celui qui veut bien se montrer, choisissant de jouer le jeu, parfois non sans une certaine gêne.

Les rencontres de la semaine

Mercredi 2 Juillet

Musée d'art et d'histoire du judaïsme:

18h30 : Projection Gotlib, trait pour trait de Jacques Pessis. Documentaire 52min

20h : Une nuit à l’opéra de Sam Wood avec frère Marx, 1935. Etats Unis, fiction, 94min, VOSTFR, 35mm

Jeudi 3 Juilet

La Maison rouge:

19h : dance/collection par Alberto Sorbelli

concert-performance

Quand la collection d'art est un choix intime (conscient ou en partie inconscient) et ne répond pas au dictat des modes, des stratégies de spéculation, ou à l'exhibition d'un statut symbolique, alors elle devient un corps organique : vivant, chantant, dansant, capable de se laisser pénétrer ou de pénétrer en nous et de nous transformer à son contact.
Depuis son enfance l'Art s'est imposé à Alberto Sorbelli comme le bouclier que protège la vie contre toutes les volontés de destruction (extérieures ou intérieures à l'individu). L'Œuvre est vivante, donc magnifique et monstrueuse, sensuelle et érotique, indépendamment de son sujet.

Avec la participation de Marie Gabrielle, Emmanuel Hermange et Delphine Volange

Depuis 1990, Alberto Sorbelli a provoqué des relations en tête-à-tête, où l'oeuvre est destinée à un seul interlocuteur à la fois.
En 2014, il privilégie toujours l'expérience intime et unique où l'oeuvre et le spectateur, ou les spectateurs, dansent jusqu'à atteindre la limite, au-delà de laquelle il devient possible de se fondre dans l'oeuvre.

gratuit avec le billet d’entrée (9 euros / 6 euros tarif réduit)

Les rencontres de la semaine

Vendredi 4 Juillet

Quai Branly :

19H-23h : Before Tiki Pop

Venez partager un moment festif à l’occasion de la fête nationale américaine et de l’exposition Tiki Pop, l'Amérique rêve son paradis polynésien: découverte de l'exposition, Jeu conté, studio photo avec tiki et tattoos, performances, dj set, workshop, cockatails

Accès libre

Les rencontres de la semaine

La Gaîté lyrique:

19h : Design by Data

Une approche holistique du design architectural par Hugh Dutton Associés entre architecture, ingénierie et création artistique. Hugh Dutton Associés est un studio de design intervenant dans les domaines de la création architecturale et la conception de structures et objets innovants avec une approche sculpturale des géométries complexes.

L’agence, rassemblant des compétences transdisciplinaires en architecture, design, communication et ingénierie, développe des projets d’architectures, installations, ouvrages d’arts, canopées…exploitant les nouvelles technologies numériques pour obtenir des formes plastiques répondant aux forces naturelles.

Pendant la conférence, l’agence présentera une série de projets développés au fil des années afin de provoquer une réflexion autour du rôle des nouvelles technologies dans le travail de l’architecte et du designer.

DESIGN by DATA est un workshop international de design numérique créé par Francesco Cingolani en collaboration avec Hugh Dutton Associés et La Gaîté Lyrique afin de partager et explorer cette approche à la conception architecturale : 3 jours à Paris pour expérimenter, apprendre et rencontrer des professionnels et des chercheurs experts dans le domaine du design, de la programmation et de la conception environnementale.

Dimanche 6 Juillet :

Gratuité des musées nationaux

Les rencontres de la semaine

Forum des images :

19h : Le jeu dans le cinéma de Nanni Moretti

Par Charles Tesson, critique de cinéma

Le plaisir du sport sert de cadre à Palombella Rossa, le temps d’un match de water-polo, histoire que le monde s’invite au sein de cette aire de jeu. En revanche, quand le jeu du pouvoir se dérègle (Habemus Papam), une compétition de volleyball se substitue à l’autre. Entre l’acte sportif et ses règles et l’acteur sportif et son jeu, la messe serait-elle dite ?
Charles Tesson

Durée : 1h40
Entrée libre dans la limite des places disponibles

Les rencontres de la semaine

Fondation Cartier :

15h : Un après-midi avec Trois hommes verts
Spectacle, atelier (à partir de 5 ans)

Une création de Valérie Mréjen avec Adèle Haenel, Pascal Cervo, Gaëtan Vourc’h.

Une nuit, les rêves d’un enfant se transforment en une narration imagée pendant que trois extraterrestres communiquent dans un langage inventé et créent des sons à partir des objets du quotidien. Dans son sommeil, l’enfant intègre ces bruitages et ses rêves animés se réalisent sous nos yeux. S’inspirant de l’art du bruitage, l’auteur, vidéaste et plasticienne Valérie Mréjen a imaginé Trois Hommes verts, un conte de science-fiction pour enfants dont elle présente pour la première fois, à la Fondation Cartier, une version «à la table».

Spectacle suivi d’un atelier animé par Xavier

commentaires