Soie et feu aux Champs-Elysées

par Max Yvetot 13 Juillet 2015, 09:42 Scènes

C’est un fait : on ne parle plus que de la Philharmonie de Paris. Les grands noms y défilent, les super pianistes y paradent et les formations musicales internationales s’y pressent pour profiter de son acoustique époustouflante. Pourtant, d’autres salles réservent de plus envoûtantes surprises…

Pour la saison 2015/2016, hypnose de braise, voiles de séduction et regards noirs de jais vous attendent au Théâtre des Champs-Élysées. L’orchestre Lamoureux vous a minutieusement mijoté un menu infusé d’horizons lointains, plein de sucre, de caresses et de flammes, un plateau de douceurs délicates et suaves, c’est-à-dire le festival « soie et feu », qui met la musique azerbaïdjanaise à l’honneur.

On doit cette initiative ô combien bienvenue au nouveau directeur musical dudit orchestre Lamoureux, Pierre Thilloy, qui a longuement foulé les calmes rives de la mer Caspienne, lorsqu’il ne baroudait pas dans les steppes d’Asie centrale, aux sons du tar et du kamancha. Laissez-vous embarquer vers ces paysages d’huile et de poussière, au cœur et aux confins du monde, et venez découvrir la fougue emportée de Koroglu d’Uzeyir Hadjibeyli, opéra qui narre les aventures du Robin des bois turc, fier troubadour désireux de venger l’honneur de son père ou laissez vous bercer par la ténébreuse mélancolie du kamancha dans le concerto d’Haji Khanmammadov, pont jeté entre les traditions musicales perses et européennes !

Soie et feu aux Champs-Elysées

Quatre dates sont à noter dans vos âges ingrats :

- Dimanche 13 septembre, à 17h : un concert entièrement consacré à l’Azerbaïdjan, pour les plus gourmands d’entre vous ;

- Dimanche 15 novembre, 17h : une soirée sur le thème du cinéma, avec Arshin mal Alan, une opérette d’Uzeyir Hadjibeyli qui fut jouée à la Gaîté Lyrique en 1925 ;

- Dimanche 24 janvier, 17h : après-midi russe, avec une ouverture sur l’enivrante et sensuelle valse des Sept beautés de Gara Garayev, qui fut l’élève de Dimitri Chostakovitch ;

- Dimanche 20 mars, 17h : pour les plus conquis d’entre vous, une création contemporaine du même Pierre Thilloy, Khojaly 613, inspirée par une des pages les plus noires de l’histoire du Caucase.

Enfin, ceux que l’Azerbaïdjan intrigue pourront relire ce précédent article.

Gara Garayev

Gara Garayev

commentaires

Thilloy 10/09/2015 17:30

Concert du 13.09