Paris Photo 2016

par Julia Genet 21 Novembre 2016, 10:02 Expos Galeries

© Fred Herzog

© Fred Herzog

Alors que la 20ème édition de Paris Photo au Grand Palais s'est achevée il y a quelques jours, la multitude de photographes exposés m'a donné envie de vous partager mes coups de coeur du salon.

Photographes très célèbres ou moins connus, voici une sélection purement subjective des artistes pour lesquels j'ai pris en photo la petite affichette sur le mur, en vue d'aller découvrir plus amplement leur travail sur internet, tant l'oeuvre exposée m'a tapée dans l'oeil parmi les 150 galeries et 30 pays représentés cette année.

Sohrab Hura

 
Photographe Indien né en 1981, il fait parti de l'agence Magnum Photo. 
Pendant ses études d'économie, il photographie sa mère, schizophrène. 
Cette série en noir et blanc, puissante, brute, s'appellera Life is Elsewhere, en référence au livre de Milan Kundera. Ce n'est pas son travail le plus récent, mais il y a une sincérité, un réalisme violent, qui marque pour longtemps dans cet ensemble.
 
© Sohrab Hura
© Sohrab Hura
© Sohrab Hura
© Sohrab Hura

© Sohrab Hura

Fred Herzog

Photographe Allemand de 86 ans, il vit et travaille à Vancouver au Canada. 
Il a travaillé pendant 30 ans comme photographe/réalisateur au département Biomedical Communications à l'Université British Columbia.
Il s'intéresse d'abord aux ouvriers qu'il photographie en couleur (principalement avec du Kodachrome) ce qui le différencie de la tendance de l'époque (années 50-60) majoritairement portée sur le noir et blanc.
Dans la veine de Saul Leiter, Joël Meyerovitz ou William Eggleston, si vous appréciez le travail de ces maîtres de la couleur, vous allez adorer les clichés d'Herzog !
 
© Fred Herzog
© Fred Herzog
© Fred Herzog
© Fred Herzog

© Fred Herzog

Pieter ten Hoopen

 
Pieter ten Hoopen est un photographe réalisateur néerlandais-suédois qui vit et travaille à Stockholm en Suède.
Parmi de nombreux prix et récompenses, en 2010 Pieter a été primé Photographe de l'année en Suède.
 
C'est sa série Tokyo 7, réalisée en 2011 et exposée sur le stand de l'Agence VU pour laquelle il travaille, qui m'a particulièrement plu.
En allant jeter un oeil sur son site internet, j'ai également découvert son film Kitezh-Vladimirskoe réalisé en Russie en 2013, que je vous recommande vivement.
Vladimirskoe est un petit village situé juste à côté d'un site touristique de Kitezh (Kitej en Français), l'Atlantide Russe, disparue sous les flots pour éviter l'attaque des guerriers Mongols au 13ème siècle.
Si les touristes affluent de toute la Russie pour visiter le lac Svetloïar, né de la disparition de la ville, personne ne s'attarde au village de Vladimirskoe, rongé par le chômage et un taux d'alcoolisme élevé.
 
© Pieter Ten Hoopen
© Pieter Ten Hoopen
© Pieter Ten Hoopen
© Pieter Ten Hoopen

© Pieter Ten Hoopen

Nadav Kander

 
Né à Tel Aviv en 1961, Nadav vit et travaille à Londres depuis plus de 30 ans.
Royal Photographic Society, Prix Pictet, World Press Photo, le travail de ce photographe renommé fait partie des collections de la National Portrait Gallery et de nombreuses galeries dans le monde.
Sa série la plus connue est Yangtze - The Long River, 2007. Magnifique série, de laquelle Hatje Cantz a édité un livre en 2010.
 
© Nadav Kander
© Nadav Kander
© Nadav Kander
© Nadav Kander

© Nadav Kander

Eamonn Doyle

 
Vous aurez peut-être eu la chance de visiter l'exposition puissante et magnifiquement mis en scène de ce photographe Irlandais, aux Rencontres d'Arles de cette année.
 
Eamonn a étudié la peinture et la photographie à la fin des années 80, puis travaillé pendant vingt ans dans l’industrie musicale indépendante avant de revenir à la photographie en 2009.
Qualifié par Martin Parr de "meilleur livre de street photographie de la décennie", vous avez sûrement déjà vu des photographies (présentes lors de l'édition 2014 à Paris Photo) de son livre i.
Inspiré par l'oeuvre de Samuel Beckett, Eamonn photographie des personnages de dos dans les rues de Dublin, des passants solitaires qu'il croise tous les jours.
Dans son approche, Beckettienne si je puis me permettre, il y a la problématique de photographier des gens qu'il ne connaît pas, et qu'il ne connaîtra pas davantage après avoir appuyé sur le déclencheur.
Aussi, d'après Eamonn, l'intérêt vient de cette tension "Je ne les connaîtrai pas en les photographiant, mais peut-être quelque chose viendra-t-il de la tentative, peut-être même de l'échec".
 
© Eamonn Doyle
© Eamonn Doyle
© Eamonn Doyle
© Eamonn Doyle

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